01 juillet 2009La mode éthique, bio et l’équitable au delà de l’effet de mode un réel potentiel
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Les filières textiles biologiques et équitables qui se sont développées à partir de lʼengagement de certains consommateurs en faveur de modes de production alternatifs sont maintenant confrontées à lʼouverture des marchés qui est nécessaire pour garantir la pérennité des projets déjà constitués et assurer leur expansion. Cela se traduit par une modification des attentes des acheteurs potentiels qui, tout en restant attentifs à la qualité biologique ou équitable des cotons qu’ils achètent ont une compréhension plus floue de cette qualité tout en recherchant des caractéristiques physiques et
un rapport qualité/prix qui les satisfassent. Ces changements ont obligé les filières à se réorganiser
pour s’y adapter.
Elles se sont intégrées pour permettre le contrôle du respect des normes éthiques tout au long de la filière et promouvoir un saut qualitatif qui rende ces cotons plus aptes à sʼinsérer dans les circuits de distribution conventionnels et donc à permettre un élargissement des débouchés offerts aux producteurs cotonniers biologiques ou équitables du Sud. La question se pose de la façon dont les quantités vendues pourraient continuer à augmenter dans le cadre des engagements à long terme nécessaires à la construction des filières notamment au changement des pratiques dans lʼagriculture et la transformation.
En lʼabsence dʼétudes, nous faisons lʼhypothèse quʼil existe des possibilités de développement des marchés donc un avenir pour ces produits cotonniers soit par le renforcement du circuit de distribution (insuffisamment étoffé) soit par la commercialisation
de nouveaux produits. Pour sa part, le marché des vêtements pourrait permettre dʼaugmenter
les quantités vendues, mais le phénomène de mode qui peut être lié à lʼachat de vêtements bio et/ou équitable doit être pris en considération car il a déjà mené à une crise dans les années 1990 quand les principaux acheteurs, notamment aux USA, ont abandonné leurs lignes bio. Pour aller au-delà de lʼeffet de mode et du facteur de risque qui lui est lié, les cotons biologiques et équitables pourraient se développer sur le segment des articles de sport et le linge de table et de maison où ils sont encore peu présents.
Se pose aussi la question sur la façon dont il serait possible de ne plus faire reposer la filière sur la seule volonté du consommateur dʼacheter des textiles biologiques et équitables. Une première voie est ouverte par les acteurs qui misent dʼabord sur le style et la qualité de leurs produits. Une autre voie, non explorée, serait de sʼintéresser à dʼautres types de consommateurs et notamment au marché des entreprises. Nous faisons lʼhypothèse que celles-ci pourraient inscrire des achats de cotons bios et/ou équitables dans le cadre des engagements à long terme qui vont de pair avec lʼélaboration de leur Responsabilité Sociale dʼEntreprise
19 juin 2009Les ravages écologiques et humains du coton
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La fondation EJF, Environmental Justice Foundation, créée en 2000, s'investit dans différentes causes écologiques dont la culture du coton et les pesticides. Elle mène actuellement une campagne baptisée "Choisissez bien votre coton" afin de dénoncer les violations des droits de l'homme dans la production de coton. Des couturiers de renom tels que Christian Lacroix, Luella Bartley, Betty Jackson et Katharine Hamnett ont créé des t-shirts pour EJF sur les thèmes de l'enfance, la perte de l’innocence et l’espoir, faisant ainsi référence aux enfants (plus d'un million dans le monde!) qui sont obligés de travailler dans la production du coton.
Six des sept plus gros producteurs de
coton dans le monde utilisent le travail des enfants dans les champs de coton. En Inde des centaines de milliers d’enfants, dont la plupart sont des filles, produisent des "grains de coton hydriques dont l’industrie vaut des milliards de dollars" au lieu d'aller à l'école. Ils s'exposent ainsi à des dangers et des maladies.
Selon Juliette Williams, directrice de programmes pour EJF, “La production globale de coton vaut environ $40 milliards par année”. “Mais l’industrie est soutenue par des enfants qui gagnent un maximum de $2 par jour pour leur travail écrasant, quand bien même ils gagnent quelque chose. Le pire est qu’en Ouzbékistan, le troisième exportateur de coton du monde, le travail des enfants est imposé par l’Etat”.
Pour la couturière Luella Bartley, “le coton est un produit que nous n’apprécions pas à sa juste valeur. C’est quelque chose que nous portons tous les jours sans nous rendre compte de la destruction environnementale qu’il occasionne ni de son influence sur la pauvreté. Je crois que nous devrions tous essayer d’être plus conscients de l’origine du coton que nous achetons.“
"EJF oeuvre pour que l’Union européenne établisse un règlement interdisant l’importation de coton et des produits en coton qui sont faits en obligeant des enfants à travailler."
> Source: http://www.made-in-ethic.com/blog/
> Plus d'infos sur www.ejfoundation.org
17 juin 2009L’intégration des pratiques éthiques dans la transformation du coton bio et equitable
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1/ LES FILIÈRES DE COTON BIOLOGIQUES ET ÉQUITABLES : DES FILIÈRES TRÈS
INTÉGRÉES
La production de textiles en coton bio et/ou équitable sʼinscrit dans un cadre normatif plus ou moins contraignant (le respect de certaines règles est obligatoires, lʼimplantation dʼautres règles peut être négociée et fait partie des progrès à réaliser) qui participe à la construction dʼune offre biologique ou équitable crédible ou du moins acceptable par le consommateur(5). Ces normes engendrent des contraintes techniques et organisationnelles qui poussent à lʼintégration de filières qui ne sont
pas toujours immédiatement économiquement viables et doivent se construire dans le long terme. Cʼest ce qui explique la recherche dʼune intégration garantissant les débouchés commerciaux des produits.
2/ La construction des filières autour des normes biologiques et/ou équitables nécessite du temps
Le passage de la culture conventionnelle du coton à sa culture intégrée voire biologique prend du temps (bien que ce temps soit réduit dans les régions où les paysans, trop pauvres pour acheter des produits de synthèse, peuvent être certifiés bio ou équitable quasi immédiatement). Il est nécessaire pour modifier les pratiques de production et de transformation du coton.
3/Temps dʼintégration de pratiques éthiques dans la transformation enfi n.
Les cotons biologiques et équitables doivent respecter un certain nombre de normes pour leur transformation afin de présenter un produit cohérent au consommateur : un coton bio transformé avec des produits chimiques, un coton équitable confectionné dans des sweat shops ne pourraient être vendus comme tels au risque de mettre en jeu leur crédibilité. Cela pose la question du respect des normes du commerce éthique(6) quand la transformation est localisée au Sud ce quʼencouragent les organisations de CE. À ce titre, lʼexemple africain pose la question de la transformation puisque très peu dʼusines y sont situées et que les programmes de coton biologique transforment le coton en Inde tandis que les programmes équitables
le transforment en grande partie en Europe. Cela pose aussi la question de lʼarticulation des normes éthiques avec celles du commerce équitable ou de lʼagriculture biologique : la confiance du consommateur envers la filière se construit à chaque étape. Cet aspect est au cœur des débats actuels : une augmentation des quantités produites ne peut se faire dans le cadre dʼune transformation semi industrielle ou artisanale.
03 juin 2009Le coton bio et/ou équitable : sont achetés à des prix allant jusqu'à 20% au dessus du prix du marché.
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Le coton équitable ou le coton biologique peuvent être appréhendés comme lʼune des solutions offertes aux producteurs de coton des pays du Sud pour obtenir de meilleurs revenus pour leur récolte et sortir de la crise que connaît ce marché.
En effet, ces 2 types de coton sont achetés à des prix qui peuvent aller jusquʼà 20 % au dessus du prix du marché.
Le prix du coton biologique, plus cher, permet de compenser les pertes de rentabilité dues à lʼadoption de techniques culturales biologiques correspondant aux normes européennes CEE 2092/91
Le prix du coton équitable veut refléter une rémunération « juste » des producteurs tout en contribuant au fi nancement du développement de la communauté auquel il appartient. Pour cela, une partie du prix dʼachat appelée « prime » est dédiée au fi nancement de projets communautaires (puits, écoles, etc.) choisis démocratiquement par les organisations de producteurs.
Le prix « équitable » est donc constitué dʼun prix au kilo supérieur à celui du marché du coton et dʼune prime. Afin que les producteurs puissent préparer leur culture sans sʼendetter, il est demandé aux acheteurs du coton équitable de préfinancer jusquʼà 60 % de la récolte.
29 mai 2009S’habiller bio et la mode ethique c’est bon pour la santé, ethique, et equitable
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Les pesticides agricoles utilisés pour la culture du coton, ainsi que l’utilisation des OGM, ont poussé une frange de consommateurs à rechercher, dans un souci d’écologie et de bien-être, des produits vestimentaires issus de la culture biologique. et une mode ethique et bio
Des textiles issus du monde végétal et animal
Selon le principe du commerce équitable, développant une éthique prenant en compte l’environnement et le revenu du producteur, certains labels garantissent que le coton a été produit selon des processus non polluants et non irritants. Les règles présidant à l’obtention du label sont la rotation des cultures afin de préserver l’équilibre des sols, l’usage du fumier et du compost pour enrichir la terre, le recours à certaines huiles végétales en remplacement des pesticides, la cueillette à la main, l’irrigation raisonnée, etc. Sa culture restaure peu à peu la fertilité des sols et l’équilibre des systèmes. Le coton bio est produit dans le respect de la nature jusque dans les processus de filage, d’impression et de teinture. De plus, pour les puristes, les coloris peuvent rester naturels, allant du blanc au beige plus ou moins foncé, en passant par le blanc cassé. Le coton bio est cultivé en Turquie mais aussi en Californie et en Inde.
Certains vêtements bio sont essentiellement confectionnés avec le chanvre comme matière première. Ses avantages sont multiples. Outre ses qualités de thermorégulation et de résistance, ses fibres ne retiennent pas l’électricité statique. D’autre part, sa culture ne requiert l’emploi d’aucun pesticide, herbicide et engrais chimique. Il possède aussi un pouvoir de protection contre les U.V. La laine, la soie et le cuir, issues du monde animal, ne sont pas encore pris en compte par un label bio. Il faut attendre que les pays européens déposent un cahier des charges communs.
Par contre, on peut trouver de la laine qui provient de moutons élevés conformément aux principes de l’agriculture bio-dynamique. Les sous-vêtements en laine vierge ne grattent pas. Privilégiant la qualité plutôt que la quantité, la fabrication des chaussures, chaussons ou sandales est souvent artisanale. Il n’est pas rare que ce soit une seule et même personne qui s’occupe de toutes les étapes de la production, depuis la conception jusqu’à la réalisation. Les cuirs son bien sûr tannés sans chrome, produit de tannage très polluant pour l’environnement.
Un fondement éthique et humanisant
Au delà d’un phénomène de mode, la culture bio s’est imposée en France. Près de la moitié de nos concitoyens déclarent en effet consommer des produits issus de l’agriculture biologique. Les grandes surfaces ont compris cette tendance en commençant à proposer des vêtements respectueux de l’environnement, tout en informant leur clientèle des raisons écologiques de leur choix. Malgré les réserves apportées par certains, on ne peut nier une prise de conscience : notre bien-être et notre santé n’ont pas de prix. Le vêtement bio possède un réel fondement éthique et humanisant. D’autant qu’il faut bien se rendre à l’évidence, ce qui ne pollue que notre voisin aujourd’hui peut se retrouver sur nos épaules un jour ou l’autre…




